Agilité VS Cycle en V : quelle méthode choisir pour développer son logiciel ?

Agilité VS Cycle en V : quelle méthode choisir pour développer son logiciel ?

Dans le cadre du développement de logiciels, plusieurs méthodes de management de projet sont possibles : l’approche traditionnelle dite cycle en V ou “waterfall” et les approches agiles. Mais de quoi s’agit-il ? Quels sont les avantages et inconvénients de chaque approche ? Laquelle adopter dans quels cas ? Le Blog de Deepki vous aide à comprendre les différences entre ces méthodes !

Cycle en V : Définition

Héritage de la construction et de l’industrie du bâtiment, l’approche cycle en V s’est développée dans les années 1980. Elle se caractérise par un phasage séquentiel, sans rétroaction.

En effet, la méthode cycle en V repose sur des étapes prédéfinies, chaque étape devant être achevée pour passer à la suivante. Dans sa forme la plus complète, elle consiste à découper le projet en 9 phases :

  1. analyse des besoins,
  2. spécifications,
  3. conception architecturale,
  4. conception détaillée,
  5. réalisation,
  6. tests unitaires,
  7. tests d’intégration,
  8. test de validation,
  9. recette fonctionnelle.

Le périmètre est fixé au début du projet et n’évolue pas. Tant que le produit n’est pas complet, le client ne peut pas l’exploiter. La qualité n’est contrôlée qu’à la fin de l’élaboration du projet.

La méthode cycle en V : avantages et inconvénients

L’avantage principal de la méthode cycle en V est la présence d’économies d’échelle grâce à la stabilité du périmètre.

Néanmoins, on peut noter plusieurs risques :

  • le manque de communication entre les acteurs du projet dû au cloisonnement de leur rôle dans le projet ;
  • l’absence de souplesse au vu de l’impossibilité de passer à l’étape suivante sans avoir fini la précédente et de l’impossibilité de modifier les objectifs initiaux ;
  • la péremption du produit en raison de l’inadaptabilité du produit à de potentielles évolutions. La durée du projet étant généralement longue, au moment où le produit est livré, il peut devenir plus rapidement obsolète. Par ailleurs, le besoin du client est rarement identique entre le début et la fin du projet.

Finalement, on peut comparer la méthode cycle en V à la course de relais : l’équipe qui développe le produit passe le relai au client sans réajustement possible.

Agilité : Définition

Les méthodes agiles ont connu leur essor bien plus tard, au début des années 2000, à travers le Manifeste pour le développement agile de logiciels. Elles se démarquent par leur cycle de développement itératif et incrémental.

Avec les approches par l’agilité, le produit est construit petit à petit jusqu’à la livraison finale, lorsque le produit est complet. L’affinage du produit au fur et à mesure permet de faire d’éventuelles retouches pour en améliorer la qualité. Les approches agiles sont contraintes par les coûts, les délais et la qualité exigée par le client. Le périmètre et les objectifs sont modifiables en cours d’élaboration du projet afin de répondre le plus justement aux exigences du client et aux évolutions des besoins, du marché, de la concurrence etc.

Les méthodes agiles : avantages et inconvénients

On peut apprécier les méthodes agiles pour plusieurs raisons :

  • la possibilité de faire évoluer le périmètre permet d’orienter le développement vers la valeur. En effet, il s’agit de méthodes tournées vers un produit à forte valeur ajoutée ;
  • la flexibilité : les équipes s’organisent pour collecter régulièrement les avis des utilisateurs et améliorer le produit pour répondre finement à leurs besoins. La satisfaction client n’en est que supérieure ;
  • l’adaptabilité au projet est sa plus grande force car elle permet l’obtention d’un produit très proche des besoins du client.

Ces méthodes présentent également quelques inconvénients :

  • la nécessité d’une grande organisation et d’une forte réactivité du client ;
  • le “fail fast” : si les fonctionnalités les plus importantes ne plaisent pas au client, le projet peut être suspendu, temporairement ou définitivement.

Finalement, les méthodes agiles correspondent métaphoriquement à une course d’orientation : les membres de l’équipe coopèrent au quotidien pour atteindre ensemble la ligne d’arrivée.

Les bonnes questions à se poser avant de choisir sa méthode de gestion de projet :

  • Suis-je conscient.e du besoin auquel mon projet est censé répondre et puis-je décrire son fonctionnement précisément ? Si cette question vous préoccupe, optez plutôt pour la méthode cycle en V.
  • Une équipe est-elle disponible pour participer activement à mon projet ? Si vous vous êtes posé cette question, choisissez plutôt la méthode agile.